Trauma ou neuroatypie ?

Mai 12, 2026 | Atypique Lab

Cette question j’aurais aimé qu’on me la pose à 19 ans alors que j’étais en « dépression » (maintenant je sais que c’était un burnout AUDHD mi autistique mi TDAH …). J’ai dépensé beaucoup d’argent, de temps et une énergie incroyable à chercher les bons thérapeutes pour m’accompagner.

J’ai résisté aux jugements (même si cela a bien abîmé mon estime au passage) et aux diagnostics misogynes et rapides (parfois j’avais l’impression d’être revenue aux temps des femmes hystériques que l’on voulait lobotomiser).
C’est mon plus grand regret : de ne pas avoir eu de bons professionnels qui puissent me permettre de répondre à cette question plus tôt.

Car si l’on regarde rapidement, les symptômes sont proches. Hélas les causes étant très différentes, les actions à mettre en œuvre le sont tout autant.

Trauma ou neuroatypie ? Distinguer pour enfin s’apaiser

Le vrai problème est le cercle vicieux qui va se créer car l’absence de réelle solution efficace et adaptée va faire que la neuroatypie devient la source de nouveaux traumas.

Je vous donne des comparaisons pour vous aider à vous questionner vous et votre entourage dans ce nouvel épisode 31 ! 

Trauma et neuroatypie des symptômes qui sont proches

En surface, le trauma et la neuroatypie partagent des manifestations si proches qu’elles peuvent se confondre si l’on ne plonge pas dans les nuances. On observe fréquemment

     

  • L’hypersensibilité et la surcharge : Une réactivité intense aux stimuli qui sature le système.
  • Le figement (freeze) et le retrait : Une incapacité soudaine à agir ou un besoin vital de s’isoler pour se protéger.
  • Le besoin de contrôle : Une stratégie pour sécuriser un monde perçu comme chaotique ou imprévisible.
  • Les réponses « décalées » : Des comportements jugés « trop », « pas assez » ou « bizarres » au regard d’une norme sociale et culturelle fluctuante.

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Conduire une voiture : un filtre pour savoir si c’est du trauma ou de la neuroatypie ou les deux ?

Pour comprendre pourquoi les solutions divergent, il faut regarder sous le capot. La différence réside dans la nature même du blocage.

Le Trauma : Le frein à main serré

Qu’il s’agisse d’un trauma de choc (accident, agression) ou développemental (troubles de l’attachement), le système est comme une voiture où l’on appuierait « à fond sur l’accélérateur avec le frein à main serré ». Ce n’est pas un état de calme ou de repos « zen », mais une friction interne épuisante.
Ici, un événement extérieur a créé un interdit de mouvement, figeant une part de Soi.

La Neuroatypie : Conduire sans lunettes

À l’inverse, la neuroatypie (TDAH, TSA, troubles Dys) est une réalité neurobiologique innée. C’est un handicap invisible : la voiture ressemble aux autres, mais le conducteur a une incapacité réelle à traiter certaines informations.

« Est-ce que ces personnes-là oseraient vous demander de conduire… si vous étiez myope et que vous n’aviez pas vos lunettes ? Moi je sors direct de la voiture. »

 

Le cercle vicieux : neuroatypie invisibilisée créé du trauma

Le danger majeur réside dans l’accumulation. Une personne neuroatypique non diagnostiquée vit dans un environnement qui ne lui pardonne pas ses surcharges ou son incompréhension des codes. Les moqueries, les jugements et les violences subies viennent alors ajouter une couche traumatique à un fonctionnement déjà complexe.

Ce cumul cristallise la honte toxique. Plus qu’un sentiment, c’est une réponse relationnelle où l’individu finit par se juger. Cela se manifeste souvent par le mode « paillasson-hérisson » : on alterne entre la soumission totale et des explosions de colère incomprises. Dans ce cycle, nos actions échouent systématiquement à changer notre réalité émotionnelle ou relationnelle, nous laissant dans une détresse profonde.

Pour le trauma : retrouver du mouvement

La clé est de réintégrer l’intelligence du corps, des émotions et du cerveau pour qu’elles fonctionnent à nouveau de concert.

      • Travail somatique : Passer par le corps pour libérer le figement physique
      • Réappropriation de la colère : Sortir du mode paillasson pour retrouver une colère saine. Cette énergie, particulièrement réprimée chez les femmes, est un outil de protection et de création indispensable pour mettre à distance ce qui nous nuit.
      • Et comprendre : si vous êtes neuroatypique avec des traumas vous avez besoin de comprendre votre fonctionnement dans le monde pour réussir à retrouver un véritable mouvement complet et guérisseur.

Pour la neuroatypie : adapter pour profiter

Ici, il ne s’agit pas de « guérir » sa biologie, mais de s’octroyer le droit d’aménager son monde.

     

     

  • Ajustement sensoriel concret : Identifier précisément ses déclencheurs. Par exemple, pour gérer la misophonie (horreur des bruits de bouche), j’ai chois d’investir et de monter avec le minimum de musique pour ne pas déranger les personnes qui écoutent le podcast.
  • Souplesse structurelle : Beaucoup de neuroatypiques choisissent l’indépendance professionnelle pour ne plus subir la rigidité d’un cadre salarié qui ignore leurs besoins spécifiques. C’est en occupant sa juste place que l’on peut enfin créer un cercle vertueux.
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