Apprendre à « lâcher prise » en apprenant à aimer pleurer

Je réalise que lorsqu’on est le lecteur de mon exploration, on peut vite imaginer que tout est joie et bonheur dans mon quotidien. Je vous rassure, je reste humaine et je vis 100 émotions par jour dont certaines (considérées comme négatives) pas toujours très agréables.
Tous mes ultra-forts-ressentis me permettent de grandir rapidement dans ma vie. Chaque journée est un peu un feu d’artifices qui m’envoie des émotions-informations pour ensuite revenir à la sérénité. Mon hypersensibilité est donc devenue une double force dans ma vie et dans mon métier.

Je voulais vous parler de la tristesse et des larmes qui semblent si négatives dans notre société alors qu’elles me semblent être la seule voix véritable du changement et du lâcher prise.

J’ai commencé à accepter de pleurer (sans me cacher) en 2011 (j’en parle d’ailleurs ici) avant je tenais bon et je gardais mes forces… technique relativement inefficace quand on compte le nombre de dépressions et de burn-out que j’ai vécu avant 30 ans :/

Entre temps, j’ai eu la chance d’apprendre à pleurer sur l’épaule d’un homme. Comme c’est agréable de ne pas jouer à « la plus forte » quand on est avec un compagnon de route qu’on aime. J’ai découvert le pouvoir des gros chagrins. Je n’arrivais pas vraiment à pleurer seule, mais dans ses bras c’était les chutes du Niagara. J’étais protégée alors je pouvais tout lâcher.

J’ai adoré la phrase entendu dans une série TV : « prendre quelqu’un dans ses bras quand il pleure, c’est bien, cela donne une limite à la souffrance ». Je trouve cela très juste, cela résonne en moi.

Tout ça pour vous dire que depuis ma séparation, il a bien fallu que j’apprenne à pleurer seule. J’ai réussi et j’avais juste envie de vous dire à quel point c’est essentiel de se laisser pleurer.
Si vous vivez un deuil vous vous accorderez le droit car c’est bien connu que la tristesse fait partie des différentes étapes du deuil… Alors quand vous voulez changer, pourquoi ne pas accepter que le principe est le même.

Larmes Citation OTL

Je vous invite donc à pleurer, beaucoup ou peu, tous les jours ou seulement les week-ends, dans la nature ou dans les toilettes du bureau mais pleurez !
Je vous y invite car c’est ce que je fais quasiment tous les jours depuis quelques temps (plus de 2 mois je pense). Je pleure car je vide mes croyances, mes vieilles vérités, mes attaches et je m’ouvre à d’autres possibilités. Parfois je pleure une seule et belle larme bien graphique (comme celle dans les films en gros plan) et parfois cela dure 1 heure. Il n’y a pas de règles, sauf une : ne rien garder à l’intérieur.

Cette période du printemps est propice au changement, alors pleurez et découvrez enfin que le lâcher prise est bien la conséquence des larmes et non pas une action à mettre en place <3

Une dose d’amour et de réflexion pour cheminer ensemble


    Comments

    • MlleJuin

      Personnellement je ne pleure que rarement. Pleurer signifie ( à mes yeux ) que l’on perd le contrôle et, autant l’avouer, perdre le contrôle de moi-même est ce qui m’effraie plus que tout. Cela dit je ne me retiens pas pour autant, c’est juste que ça n’arrive pas, ça ne se produit pas, ou en tous cas presque jamais.
      Il y a tout de même quelques exceptions: si je ne pleure pas quand je suis triste ou que j’ai le cafard, je pleure lorsque je vis les choses comme une injustice, que je me sens incomprise et que ça me touche personnellement ( certaines personnes ne me comprendront jamais mais leur avis n’a pas d’importance ), et, surtout, quand je suis particulièrement angoissée ou émue. Ça peut du coup m’arriver devant un film ou une série ( c’est de la fiction, j’en suis consciente, mais je suis en pleine empathie avec les personnages, c’est plus fort que moi ), et quand c’est le cas je me sens un peu bête ( mais je ne me cache pas pour autant ).

      Bref, ça n’a rien d’évident pour moi mais ça ne me pose pas particulièrement de problème.
      Je suis moi aussi hypersensible et je ressens les émotions puissance 1000 en permanence, mais certaines ne s’expriment pas forcément d’une façon visible pour les autres et ce n’est peut-être pas plus mal, ça m’évite d’avoir à me justifier 🙂

      • Olivia

        Ce qui est bien c’est que tu t’autorise quand même devant les séries et fictions c’est bien ! Ensuite je propose ma vision des choses et tu as noté un point important : les larmes demandent une réponse dans notre société alors que non c’est comme un sourire. Merci ton commentaire me donne envie d’écrire un article sur « comment réagir face à quelqu’un qui pleure ».

    • Claudie

      J’ai cette même impression, que mes larmes me lavent, me calment, « laissent derrière »…
      Même si je je suis encore trop souvent en mode « pilote automatique » et le plus dur finalement certaines fois est de les laisser venir…

      Merci pour vos articles 🙂

      • Olivia

        Oui c’est un bon point, il faut prendre le temps de les laisser venir. Pour ma part, je me donne 2 moments par jour pour vivre pleinement mes émotions. Merci pour vos merci 🙂

    • fanfan

      comme c’est dur de pleurer, cela me fait mal, j’ai enchaine presque une dizaine de deuils divers et variés depuis bientôt 2 ans, cela me fait du bien de lâcher mais je suis épuisée de pleurer. et en plus, pour ma malchance je n’ai pas d’épaule amoureuse pour le faire. j’ai beaucoup de mal, je sais que je dois l’accepter, j’essaye a cote de cela de faire du sport, du yoga, d’avoir un équilibre alimentaire au mieux de mes possibilités.
      Mes nuits sont a peu prés réparatrices, mais je me reveille souvent pour pleurer.
      Mon lit n’accueille que mes larmes et moi meme.

      • Olivia

        C’est très important d’apprendre à pleurer en revanche (comme pour tout) si les larmes ne s’arrêtent pas, je te conseille de te rapprocher d’un thérapeute. L’essentiel est de traverser toutes les émotions et de ne pas rester coincé dans une. Je te souhaite de la paix et plein de douceur

        • Denis

          Bonjour Olivia
          Je suis une personne hypersensible. Je pleure régulièrement mais je n’aime pas pleurer devant les autres, je me sens à nue, comme si on pouvait m’attaquer parce que j’ai montré mes faiblesses.
          Cela fait preque qu’un mois et demi que j’ai perdu mon frère et je n’arrive plus a pleurer. J’ai pleuré un peu au début mais maintenant plus rien… dès que les larmes montent je m’arrête aussi sec. Ça m’inquiète beaucoup car ce n’est pas dans ma nature et je pense comme toi que ça fait du bien de pleurer. Je me sens très frustrée.

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