Chaque tattoo à son histoire, mais attention, le premier déclenche une véritable addiction.
C’est, depuis la nuit des temps, un rite de passage. Et c’est devenu, aujourd’hui, le dernier accessoire à la mode (après les mini chiens).
J’avoue avoir été surprise, à New York, de voir de plus en plus de gens tatoués avec de « grosses pièces », autrement dit, le dos complet ou la jambe, mais le plus souvent ce sont les bras.

Du coup, j’aime beaucoup regarder le blog du tattoorialist qui nous fait découvrir l’envers du décor ou, plutôt, le tattoo derrière le vêtement.

Comme beaucoup, j’ai commencé par un petit truc. Un symbole chinois que je voulais faire évoluer car, à l’époque, je comprenais bien mieux la langue. J’avais 20 ans. Ma BFF de l’époque a fait le même genre au même endroit. On voit bien le rite de passage en groupe et au sens commun.
Le lieu était nul (à Châtelet) et le tattoo a très mal vieilli.

 

Ensuite, j’ai décidé de ne pas craquer avant 5 ans. Cela tombait bien. A 25 ans j’étais à Venice Beach en train de lutter contre mes dépressions et ma position de femme. Bref, je me suis fait tatouer le symbole même de la féminité, selon moi : la fée Clochette. Je continue à adorer la symbolique, mais idem, tattoo foireux, mal réalisé. Presque 10 ans après, il bave et c’est pas jojo. On dirait qu’elle est dépressive.

Puis, ce sont les 30 ans. Je vais bien, j’ai réussi à dépasser la plupart de mes peurs et je peux enfin dire que, oui, c’est ça le bonheur (même s’il reste encore beaucoup de taf).
J’ai voulu un tatouage sobre et qui démontre ma vision du monde : un centre qui se déploie sur d’autres unités. La connexion avec les autres, les chemins de vies qui se croisent, les destins qui se nouent et se dénouent (beaucoup de changements dans mon entourage à cette époque, des tristes et des joyeux). C’est Lou tattoo qui l’a réalisé et  j’en ai profité pour recouvrir, un peu grossièrement, le premier qui signifiait « s’éloigner » (idéogramme triste et plus raccord à mon état d’esprit).

J’aime beaucoup ce tatouage, mais je le trouvais trop triste, trop noir. J’avais envie d’autre chose… et surtout de continuer à le faire évoluer.

Mince, je n’ai que 33 ans, et j’avais promis (à moi même) que je ne me ferai tatouer que tous les 5 ans !

Et vous, vous avez déjà cédé à la tentation du tatouage ?