Ce livre culte de Julia Cameron peut paraître au premier abord assez simple, voire simpliste. Mais comme tous les bons livres, ce sont des exercices pratiques simples, et dans la répétition, qui permettent de faire ressortir cette partie créative de soi que l’on avait bien enfouie. Vous savez, cette folie, ce sentiment d’enfant qui se cache derrière nos habitudes, nos longues listes de choses à faire.

Encore une fois la routine (que j’adore, par ailleurs) nous fait oublier de rêver et nous enferme (quand on le veut bien) dans une vie un peu trop triste et qui ne nous ressemble pas tout à fait.

Le programme de Julia (si on doit le résumer un peu grossièrement) :
– Écrire ses pages du matin. J’en ai parlé là.

– Elle parle aussi de promenade (pour moi, c’est aussi une excuse pour un bon running). Il faut en faire assez régulièrement. Cela ressemble beaucoup à la marche en pleine conscience des yogi et bouddhistes.

Promenade bucolique ou running bucolique

Promenade bucolique ou running bucolique

– Elle nous pousse à prendre rendez-vous avec notre part artiste. Ce rendez-vous doit être un moment égoïste pour faire quelque chose qui nous plait et qui n’est pas « utile » : si vous faites la cuisine, c’est pour tester une nouvelle recette et pas pour le diner familial.
J’ai de la chance car mes parents (et surtout ma mère) m’ont toujours appris à être curieuse. Je vais donc très souvent au théâtre (ici, ici et ici) et à l’Opéra , ou encore voir des expos. Ce n’est donc pas vraiment un effort pour moi.

– On doit aussi faire de nombreuses listes. Chaque semaine, on creuse un aspect de ses blocages avec des listes de phrases à compléter… C’est passionnant, très libérateur (et révélateur) et puis j’adore les listes, alors bon 🙂

– En revanche, le dernier exercice est de sortir ses ciseaux, et cela je ne l’avais pas fait depuis mon adolescence. Il faut se remettre à faire des collages, des dessins. J’ai piqué des magazines à Clyne et hop, j’ai joué le jeu sans trop réfléchir… je suis bluffé. Le résultat est tellement moi, enfin moi si l’on prend mon cerveau de blonde et que l’on déterre mes peurs, mes envies et mes préoccupations.

D'abord on découpe les belles images ou comment avoir l'impression d'avoir 15 ans

D’abord, on découpe les belles images … ou comment avoir l’impression d’avoir 15 ans

Le résultat dans le dernier cadre pas cher de Ikea (qui a enfin trouvé une utilité)

Le résultat dans le dernier cadre pas cher de Ikea (qui a enfin trouvé une utilité)

Pour commander le livre, voici un petit lien amazon qui me permettra de continuer  à vous faire découvrir de nouveaux livres qui changent la vie 🙂

Et vous, vous prenez le temps de faire des ateliers de création comme les enfants ?