J’ai longtemps combattu mon émotivité et mes larmes. Je me trouvais chochotte et un peu nulle d’avoir souvent la larme à l’oeil … du coup j’ai compensé. Parfois je mangeais ou parfois je m’énervais. Dans tous les cas, j’essayais de montrer que j’étais forte et cela fonctionnait plutôt pas mal car tout le monde a longtemps cru que j’étais « forte », un genre de roc qui survit à tout.

Bref, je faisais honneur à mon signe du Bélier : je fonçais tout droit sans trop regarder autour de peur de verser une petite larme.

Pourtant j’étais mal. Pour preuves, mes prises de poids, mes périodes de recherches d’emploi, mon célibat (qui était plus une fuite de l’autre que le manque d’hommes soyons franche), mes dépressions et mes crises d’angoisse. Ma vingtaine a donc été une période difficile et dure car je me battais contre moi-même.

Heureusement, les 30 bougies arrivent avec le bilan qui va avec et là on se dit : je vais être moi même. J’ai commencé « pour voir », puis j’ai continué pour « me challenger »… Bilan : à 32 ans j’aime mes larmes. Elles me permettent de vivre.

Parfois on rit parfois on pleure

Parfois on rit, parfois on pleure

Ces petites doses lacrymales expriment ce que certains mots sont loin de pouvoir exprimer. Elles donnent, aujourd’hui, de la couleur à ma vie et à mes moments… J’ai aussi réalisé que pleurer ce n’est pas seulement quelque chose de triste. Non, une larme c’est un trop plein. Trop plein d’amour, d’envie, de colère … (à vous de compléter la suite).

J’ai aussi pris conscience de l’importance de la complémentarité. On connait tous le yin et yang. Un peu classique et facile, non ? Pas tant que ça, puisque moi, il m’a fallu 30 ans pour comprendre que le rire allait de pair avec les larmes.

https://www.youtube.com/watch?v=MiePYJy7JYs

Je voulais donc vous montrer ce film sublime de Nikon, Tears, qui résume en images et en larmes ma pensée du jour.

Et vous, vous pleurez souvent ?

Vidéo via Fubiz et Crédit Photo Carine