J’ai commencé à suivre mes cycles vers 25 ans quand j’ai compris que j’avais des SPM (syndrome pré-menstruel) vraiment plus forts que la moyenne. Je n’avais pas de douleurs physiques, mais côté émotions et nourriture c’était les montagnes russes. Depuis, le monde des applications m’a aidé avec Clue me permettant d’enregistrer ma réalité. C’est enrichissant de suivre des critères précis, car souvent la perception du temps est modifiée par la souffrance (et le plaisir mais c’est moins le cas dans cet exemple).

J’arrive à relativiser l’enjeu des pics émotionnels tout en acceptant que c’est ma vérité pour la journée et la journée uniquement. Une vérité bien physique et réelle qui se complète par des angoisses dignes d’un bon film d’horreur. J’ai donc appris la patience en étudiant mes cycles.

J’ai aussi compris la régularité du schéma et j’ai vu se dessiner au fil des mois les cycles uniques de mes règles. C’est naturellement que j’ai comparé avec mes amies et la lune, aussi génératrice de bouleversements émotionnels. J’aime l’idée que cela se cale sur la lune, la puissance est encore plus forte. Je ressens lorsque le sang coule, un véritable nettoyage et relâchement. J’ai donc dessiné des calendriers lunaires dans mon bullet journal et vous pouvez aussi en acheter un magnifique chez Ore.lie.

Heureusement je n’ai pas honte de mes règles, malgré la pression sociale (j’en reparlerai un jour, peux-être) car elles sont un moment de retour à moi. J’ai choisi une vie d’indépendante pour pouvoir caler mon rythme de travail à mon rythme physiologique et non l’inverse.

C’est une de mes clefs d’efficacité ! J’ai donc voulu suivre d’encore plus près et les valoriser, les rythmer, les célébrer !

J’ai logiquement lancé courant 2017 des cercles de femmes pendant les périodes de pleine lune. Comme à chaque phase de création, j’ai testé, imaginé, mélangé pour créer des soirées où la parole est bienveillante, où la confidence devient guérison et les larmes sont une renaissance. Je continue de faire évoluer ces soirées, en fonction de mes envies, en gardant toujours les valeurs de sororité et de cycles au cœur de ce voyage en soi-m’aime.

Depuis mon changement de vie, et de métier, j’ai pris conscience de la puissance des cycles de la lune et de mes règles. C’est d’ailleurs le joli terme utilisé par les Amérindiens pour designer cette période. On ne dit pas avoir ses règles ou ragnaga (mon dieu ce mot horrible) mais « avoir ses lunes ». C’est si beau, poétique et logique !

Aujourd’hui, ma réflexion va encore plus loin grâce au magazine Druideesse. Je suis le compte instagram de ce couple qui partage sa vision d’un féminin réconcilié avec un masculin, les deux dans leur puissance créative et complémentaire. Ils ont parfaitement trouvé le nom qui illustre ce concept.

J’ai appris (si vous en savez plus, je suis preneuse) que chez les Celtes il y avait 13 mois de 28 jours ce qui a été perdu avec l’apogée romaine. Cela me donne envie de suivre mon envie de connaissance de la culture celte. Il semble que cela coïncide avec la perte de repères liés à la nature et la place de la femme. Le masculin devient dominateur et destructeur dans sa vision sociale. Dommage pour les femmes, les hommes et la lune.

J’ai confiance avec ce nouveau cycle (de 7 ans qui commence dans les valeurs de partage et de collaboration) pour donner plus de place à cette vision de la vie et de cycles plus en harmonie avec la nature et notre nature.

Et vous, vous suivez comment vos cycles lunaires ?