J’écris ce billet car plusieurs personnes m’ont fait la remarque alors je vais vous faire une nouvelle confidence : je suis dyslexique et une ancienne « nulle de l’école »… Mais j’aime écrire, partager et je ne sais pas comment faire. J’ai besoin de vous !

Quand j’étais jeune, j’étais sage, studieuse et gentille (une catastrophe que j’ai enfin réparée) notamment à l’école mais le système n’était pas fait pour moi. Il m’a fait mal, très mal.

Les professeurs me disaient que j’étais nulle et que je devais faire des efforts (clairement ils ne voyaient pas les heures passées à m’arracher les cheveux derrière mon bureau). Si seulement ils avaient vu que j’étais différente (j’aurai moins fait de mal à mon cerveau)… Enfin, la vie est bien faite car cela me permet maintenant d’accompagner les gens comme moi.

Vous imaginez la suite : on m’a très vite cataloguée : la « concon » qui bosse beaucoup mais pour des résultats catastrophiques. Très loin de la super intelligente ou la super cool ou la super belle. J’étais la nana assez insignifiante dans le groupe des cools (c’est déjà une appartenance non ?) (ouaip pas si cool que ça).

Je les ai cru pendant longtemps : j’étais nulle ! Il fallait faire des efforts toujours plus. Car en plus toutes mes amies (que j’avais très bien choisies) avaient des facilités donc oui j’étais forcément nulle !
Encore hélas personne ne m’a expliqué que s’entêter à refaire toujours pareil quand cela ne fonctionne pas c’est une perte de temps et d’énergie : il faut essayer différemment (ah le fameux si seulement).
Je suis devenue par la suite une bonne cible pour tous les manipulateurs qui ont vu mon potentiel de travail et ma faible estime de moi (mais c’est une autre histoire)

Et puis un jour, j’ai décidé que merde on a qu’une vie (dans ce corps là tout du moins).

Done is better than perfect

C’est mon amie Céline et mentor bloguesque (oui du coup j’invente des mots maintenant à défaut de savoir les écrire hihihihi) qui m’a dit : c’est pas grave, l’orthographe cela se corrige et hop c’était parti.
Grâce à elle j’ai osé enfin prendre la parole et raconter « mes expériences » par écrit… Elle s’occupait de repasser derrière pour faire les corrections. J’étais safe. Puis j’ai demandé à ma maman et aujourd’hui c’est un peu quand l’une ou l’autre ont le temps (elles ont des vies bien remplies comme moi !).

J’ai ainsi découvert le magnifique mantra : better done than perfect. J’ai commencé à guérir mon perfectionnisme et cela fait du bien, croyez-moi. Aujourd’hui je choisis de faire et corriger ensuite.

Alors comment faire mieux ?

Je suis comme vous j’aime les choses qui sont belles et alignées. Je comprends sincèrement le « mal aux yeux » que je provoque chez les rois de la conjugaison et les reines des accords et exceptions à la française.

Hélas croyez-moi quand je vous dis que je ne vois pas ça (et pourtant j’en vois des choses bizarres et sur d’autres plans dans ma vie). Je n’ai pas « les lunettes des erreurs orthographiques et grammaticales » (et si je vous dis que j’en fait 10 fois moins qu’avant vous avez encore plus mal je le sais hihi).
Les corrections par d’autres c’est bien mais c’est lourd et pas flexible. Cela me plaît d’écrire et j’aimerais devenir indépendante pour le faire.

Alors je vous pose une vraie question : quelles sont vos idées pour m’améliorer ?

Voilà ce que je fais déjà tous les jours :
– lire des livres (ou articles)
– écrire
– me relire (mais cela est pire car je change les phrases et je rajoute des places pour de nouvelles fautes :/ )

Sincèrement je serais ravie de me lancer dans ce nouveau challenge. Aidez-moi (mais n’oubliez pas que mon cerveau est un peu différent… sinon je vais autant galérer qu’à l’école).

J’ai hâte de lire vos suggestions !